C'est l'impressionnisme qui, par sa rupture avec le réalisme, a accélèré la mutation de l'art pictural le conduisant à travers différents courants à l'abstrait. La forme ou le figuratif disparaît peu à peu, mais ne peut t'ont pas dater de plus loin la naissance d'un tel art? Si l'abstrait évolue dans un monde de formes nouvelles et de couleurs il intègre aussi une dimension psychologique plus importante que les mouvements picturaux précédents. Mais cette psychologie ne naît pas d'elle même, elle a évoluée par étapes, même si avant l'impressionnisme certains artistes comme Rembrandt ou Goya ont attaché une très grande importance à certaines couleurs (la couleur du noir pour celui-ci et le clair obscur pour celui-là), qui sont des représentation plus sentimentales que psychologique. Les romantiques suivront de même, mais dans un sens la psychologie est partout. Choisir une couleur plus qu'une autre n'est ce pas déjà de la psychologie? C'est de l'intérieur de l'artiste que part l'exécution et la transforme en réalisation à posteriori. Et cette notion va prépondérer à partir de la seconde moitié du XIXème siècle. L'impressionnisme ne sera qu'une amorce, les courants suivants comme le symbolisme, ou des artistes comme Gauguin ou van gogh, (voyez "la vision après le sermon" de Gauguin où la vision subjective des Bretonnes représentée par le rouge symbolisant le sang) vont contribuer à faire entrer un sens plus subtile de la représentation. L'arrivée de la psychanalyse Freudienne, des poètes pré-surréalistes et l'évolution de la société industrielle ont révolutionnés les modes de représentations du monde. La place est donnée à l'inconscience et au rêve qui détermine une nouvelle vision a priori du sentiment humain, dans un caractère plus personnel. La forme, la couleur doit à présent rendre compte de la vision intérieure de l'artiste, ce que l'artiste voit et non pas ce qui est réellement, c'est ce que l'on peut remarquer chez Matisse ou chez Kandinsky. De nos jours, l'art a adopter pratiquement partout ce mode de représentation. Que faire? La question est, qui à-t-il après l'abstrait?
vendredi 6 juillet 2007
vendredi 1 juin 2007
Cursif
Ce qu'il faut faire c'est agir vite, être dans l'action; tout voir et tout connaître dans son son ensemble comme une photo. L'idée doit être plus qu'un jet, elle doit être un membre qui grandit dans un corps qui la soutient et la porte vers la lumière.
samedi 21 avril 2007
Poème
SUR UN DEPART A LA MESME DAME
Me dois-je preparer à ce funest jour,
Où malgré mon ardeur fidelle,
Le destin me contraigne à la honte d'amour,
A trahir ma déesse et me separer d'elle ?
Hélas ! je n'y puis consentir ;
Et toutesfois il faut partir.
Beaux yeux que direz-vous de tant de faux sermens ?
Que diray-je pour ma deffence ?
Croira-t'on aujourd'huy qu'a force de tourmens
Je puisse desormais en estreindre l'offence ?
Et pourrez-vous bien consentir
A me laisser vivre et partir ?
Ouy, vous le permettrez, O beaux yeux, je le croy,
puis que la Gloire vous sert d'Ame,
Et que vous voyez bien au milieu de ma foy,
Qu'à suivre le Dieu Mars, c'est elle qui m'enflame,
Ainsi vous devez consentir
A me laisser vivre et partir.
Là, dedans les périls, j'espere en la Valeur,
Que par quelque victoire insigne,
Me faisant couronner en despit du malheur,
De servir vos beautez je me rendray plus digne :
Si bien qu'il vous faut consentir,
A me laisser vivre et partir
Où malgré mon ardeur fidelle,
Le destin me contraigne à la honte d'amour,
A trahir ma déesse et me separer d'elle ?
Hélas ! je n'y puis consentir ;
Et toutesfois il faut partir.
Beaux yeux que direz-vous de tant de faux sermens ?
Que diray-je pour ma deffence ?
Croira-t'on aujourd'huy qu'a force de tourmens
Je puisse desormais en estreindre l'offence ?
Et pourrez-vous bien consentir
A me laisser vivre et partir ?
Ouy, vous le permettrez, O beaux yeux, je le croy,
puis que la Gloire vous sert d'Ame,
Et que vous voyez bien au milieu de ma foy,
Qu'à suivre le Dieu Mars, c'est elle qui m'enflame,
Ainsi vous devez consentir
A me laisser vivre et partir.
Là, dedans les périls, j'espere en la Valeur,
Que par quelque victoire insigne,
Me faisant couronner en despit du malheur,
De servir vos beautez je me rendray plus digne :
Si bien qu'il vous faut consentir,
A me laisser vivre et partir
Saint-Amant (1594-1661)
vendredi 20 avril 2007
Brouillon
Il y a bien un jour que je voulu écrire, et le silence accommode les choses de l'esprit. Il me semble que ce jour là je voulu écrire quelque chose, mais rien ne se passe et la vie a un goût amère. Les jours d'été j'allais à Dauville, je regardais mes pas sur le sable et l'horizon. Je pensais parfois à julia tout en sachant bien qu'il fallait se faire violence, et que la mettre hors de ma vie était ce qui avait de mieux faire. La plupart des sourires qu'on donne aux gens ont peu d'importance, ils nous coûtent rien, le coeur ni est pas ce n'est que de la politesse, de la courtoisie, donner un vrai sourire, un beau sourire, c'est autre chose. Julia savait vous tromper avec adresse, on peut dire que cet art était consommé en elle. Elle avait des crises, qu'on ne comprenait souvent pas bien. Quel genre de crises? Des sortes de sauts d'humeur, qui rend un être désagréable.
jeudi 19 avril 2007
John Ruskin
1900 période Ruskinienne par excellence, on célèbre sa mort en découvrant Venise, en foulant le sol de Saint-Marc et en contemplant le Baptistère. On pourrait étudier l'église de Saint-Marc dans les pierres de Venise et la continuer dans le repos de Saint-Marc où l'auteur nous invite à pénétrer dans le baptistère " Il est bon de commencer la lecture de cet évangile de l'église de Saint-Marc aux coupoles les plus basses du baptistère, et d'entrer pour cela [...] sous la tombe du doge Andrea Dandolo."(Le repos de Saint-Marc) Ici les dessins et techniques du monument sont comparés aux tapis d'orient. La recherche d'un passé enfouit sous le lierre, passé religieux, le conduit à découvrir la nature même de la pierre. La renaissance italienne y vibre de tous ses pores, on se prend à vouloir peindre comme Giotto et à sentir Véronèse. Le narrateur de la recherche peut bien arrêter de penser à Albertine et laisser sa mère à l'hôtel, les ruelles étroites de la ville sont un doux baume pour le coeur bléssé. Et les pas que l'on fait le long du canal ne sont jamais très loin de ceux de l'auteur de la bible d'Amiens . Le précurseur de l'art nouveau a été l'initiateur d'une découverte sentimentale , et d'une expérience sur la redéfinition du beau. Le xxème siècle naissant n'oubliera pas ces conseils.
mercredi 18 avril 2007
Histoire de mettre l'eau à la bouche!
Prochain articles, Ruskin, Alberti, Friedmann, la littérature contemporaine...
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